L'eau en partage
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Comprendre l'assainissement

Cartographie globale de l’assainissement collectif du SIBA

Le SIBA a mis en place un vaste réseau d’assainissement, de type séparatif, destiné à la protection du Bassin d’Arcachon. Le concept de l’absence de tout rejet d’effluents, même traités, dans le Bassin, a conduit à la réalisation d’un collecteur de ceinture et au rejet à l’océan des effluents après traitement.

Compte tenu de la sensibilité du milieu, le système d’assainissement mis en place consiste à tendre vers l’objectif « zéro rejet » dans le Bassin, d’où l’absence de déversoir d’orage sur le réseau d’assainissement.

La totalité des effluents collectés est traitée principalement par deux stations d’épuration de La Teste de Buch et de Biganos, reconstruites en 2007, et dans une moindre mesure par la station d’épuration de Cazaux.

Le réseau de collecte

Les collecteurs dits principaux avoisinent une longueur totale de 65 km, constitués de canalisations allant de 400 mm à 1500 mm de diamètre. Ils ceinturent le bassin d’Arcachon, leur rôle est de collecter les eaux usées depuis les réseaux dits secondaires et de les acheminer vers les stations d’épuration. Pour cela, ces réseaux fonctionnent de manière gravitaire (les effluents s’écoulent alors « librement » dans les canalisations) ou en refoulement (les effluents sont alors pompés via des stations de pompage).

Les réseaux secondaires se sont développés depuis 1973 dans chaque commune, en fonction de la réalisation du collecteur principal. Ils assurent la collecte des eaux usées ménagères. A ce jour, plus de 950 km de canalisations ont été mis en place pour assurer la collecte des eaux usées des dix communes.

Le fonctionnement des réseaux a nécessité, à ce jour, la construction de plus de 400 postes de pompage.

Afin d’assurer une parfaite sécurisation de son exploitation, le SIBA a créé des bassins de sécurité : une capacité totale de 250 000 m3 permet, par un délestage des effluents du collecteur, de réaliser des travaux ou de faire face à des surcharges hydrauliques des réseaux.

Lutte contre les odeurs et la corrosion : Afin de lutter contre les odeurs et la corrosion des réseaux d’assainissement liées à la formation de sulfures dans les portions de réseau fonctionnant en pression, puis à leur oxydation sous la forme d’hydrogène sulfuré dans les ouvrages gravitaires, le SIBA a mis en place un traitement des eaux usées au nitrate de calcium. 10 postes d’injection de nitrate de calcium sont ainsi en service à ce jour. 15 points de mesure font l’objet de contrôles réguliers pour mesurer l’efficacité de ces traitements.

La totalité des effluents collectés est traitée par trois stations d’épuration dotées d’une capacité totale de 290 000 équivalents habitants.

 

L'épuration des eaux usées

Les stations de Biganos et de La Teste de Buch, d’une capacité respective de 135 000 et 150 000 équivalents habitants ont été mises en service en 2007, elles bénéficient des installations de traitement les plus performantes.

L'épuration des eaux usées

 

Le SIBA a ainsi souhaité adapter ses ouvrages à l’évolution de la population et aux normes les plus récentes … mais il prend également de l’avance en s’imposant des normes de rejet plus sévères.

Les filières de traitement de deux stations sont quasiment identiques. Elles sont notamment équipées :

  • d’une unité de traitement des eaux usées par décantation primaire physico-chimique accélérée par une décantation lamellaire, précédée d’une coagulation floculation intégrée qui conduit à une densification et un épaississement des boues,
  • d’un traitement biologique par cultures fixées,
  • d’un traitement bactéricide des effluents par rayonnements ultraviolets.

La station de BIGANOS est, en outre, équipée d’un traitement des matières de vidange, des graisses, des sables et matières de curage des réseaux.

Ces deux stations sont également équipées d’un traitement des odeurs et du bruit. Ainsi, tous les ouvrages susceptibles d’émettre des odeurs sont, soit situés dans les bâtiments, soit couverts afin d’être ventilés et désodorisés. Les équipements générant du bruit sont regroupés dans des locaux insonorisés.

La station de Cazaux, d’une capacité de 5 000 équivalents habitant a été mise en service en 1987. Cette station est notamment équipée d’un traitement biologique type « boues activées en aération prolongée », suivie d’un clarificateur.

A noter que l’usine Smurfit Kappa a mis en service sa propre station d’épuration physico-chimique en avril 1997, puis un traitement biologique par méthanisation des effluents les plus concentrés en décembre 2002.

La valorisation des boues

L’épuration des eaux résiduaires conduit à la création de déchets dénommés « boues », qu’il convient de traiter par élimination progressive de l’eau. Les boues sont floculées à l’aide de polyélectrolytes de synthèse et déshydratées mécaniquement :

  • Station de Cazaux : par un filtre à bandes qui permet d’obtenir un produit constitué de 83 % d’eau et de 17 % de matières sèches,
  • Stations de Biganos et de La Teste de Buch : par des centrifugeuses (25 % environ de matières sèches) et un séchage thermique qui permettent d’obtenir 90 % environ de matières sèches.

Les boues, dont la valeur azotée est relativement faible, constituent un excellent amendement calcique et représentent une source intéressante d’acide phosphorique pour les végétaux. Par ailleurs, issues d’ouvrages traitant uniquement des eaux usées urbaines, elles sont pratiquement exemptes de métaux lourds, préjudiciables à la qualité des sols et des cultures.

La production annuelle de boues déshydratées et de boues séchées s’élève à environ 8 500 tonnes de produit brut, soit environ 3 500 tonnes de matières sèches (MS). Elles sont valorisées par compostage ou par épandage agricole.

L’épandage agricole des boues respecte les conditions fixées par le plan autorisé en mars 2010 (arrêté n°7 du 26 mars 2010). La surface d’épandage regroupe 2 300 ha répartis chez 8 exploitants girondins.

Le rejet en mer : le Wharf de la Salie

Cet émissaire est conçu pour recevoir les eaux traitées des 10 communes du Bassin et les rejeter en mer, à 800 m au large, par l’intermédiaire de 2 diffuseurs situés au niveau des fonds marins.

Le volume moyen journalier rejeté au Wharf de la Salie est de l’ordre de 60 000 m3, constitué pratiquement à parts égales d’effluent urbain et industriel.

Bassin Arcachon